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L’IA n’innove pas : elle recycle.

J’ai eu un choc l’autre jour en croisant un groupe d’ados en ville. Pantalons cargo, chemises en flanelle, chandails courts… L’espace d’un instant, j’ai cru être remontée dans le temps! Sauf que non, on est bien en 2025, et la mode des années 90 est revenue en force.

C’est drôle, quand on y pense : la mode fonctionne en cycles. Ce qui était « chelou » hier (ouais, même cette expression, c’est déjà passé de mode) devient tendance aujourd’hui. Mais en regardant ces jeunes, ça m’a fait penser à une chose : l’IA est comme la mode : ce n’est pas de l’innovation, c’est un copier-coller du passé, légèrement remixé.

L’IA ne crée pas, elle recycle

L’IA générative, aussi impressionnante soit-elle, ne fait pas de la vraie création. Elle brasse des milliards de contenus existants, les découpe, les mélange et recrache quelque chose qui semble original… mais qui est en réalité une variation de ce qui existe déjà.

C’est efficace. C’est rapide. Mais c’est aussi le meilleur moyen d’obtenir un contenu fade, prévisible et interchangeable.

Si on se laisse guider uniquement par l’IA, on finit avec des textes propres, bien structurés… mais sans âme. Parce que la vraie création vient d’une étincelle humaine : une idée nouvelle, une perspective unique, une expérience vécue qui donne du relief aux mots.

Alors, comment éviter de tomber dans ce piège ?

Trois pistes pour éviter l’uniformisation du contenu

1. Ajouter du vécu, du vrai

L’IA ne peut pas raconter ton expérience personnelle. Elle ne sait pas ce que ça fait d’avoir porté un coton-ouaté Nike trop grand en 1997 en pensant être au sommet du style (alors que non). Elle ne sait pas non plus que tu devais le laver tous les jours parce que c’était le seul vêtement que tu avais acheté (ça coûtait une fortune), bien convaincu de ton investissement. Intégrer des anecdotes personnelles ou professionnelles, des réflexions et des émotions, c’est ce qui rend un contenu unique.

Parler des gens, de ses membres, prendre des témoignages, raconter des histoires qui se sont vécues sur le terrain, ça, c’est la VRAIE vie.

2. Mélanger les sources et les inspirations

Si on se nourrit uniquement de contenu généré par l’IA, on finit par tourner en rond. Pour sortir du lot, il faut aller chercher ailleurs : lire des livres, écouter des « podcasts », observer les tendances hors ligne. Plus on alimente notre cerveau avec des références variées, plus on enrichit notre propre production.

Pour produire du contenu, il faut donc avant tout être à l’écoute!

3. Accepter l’imperfection et la spontanéité

L’IA lisse et optimise. Elle retire les imperfections (comme Photoshop). Mais parfois, ce sont justement ces imperfections qui rendent un contenu vivant. Oser écrire avec sa propre voix, assumer un ton spontané, et ne pas chercher la perfection, c’est ce qui donne une véritable identité à ce qu’on produit.

La vraie création demande un effort

Utiliser l’IA, c’est tentant. Et ce n’est pas mauvais en soi. Mais si on se contente toujours de recycler sans apporter de touche personnelle, on se retrouve avec quelque chose de convenu, sans saveur.

Alors, au lieu de simplement suivre les tendances et de reprendre ce qui a déjà été fait, pourquoi ne pas s’autoriser à créer du nouveau ?

Parce qu’après tout, même si tout est cyclique (la mode, la politique,…), on a encore le pouvoir d’écrire notre propre époque.

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