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Peur et procrastination

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Avez-vous toujours un plan de communication sur le feu, mais jamais d’actions concrètes?

Est-ce que votre organisation évite de communiquer? Ne passe à l’action que lorsque c’est absolument nécessaire?

Plusieurs causes amènent une organisation à ne poser que des actions spontanées. Certaines sont d’ordre des ressources (par exemple : un manque de main-d’œuvre, dont j’ai parlé dans un article précédent), mais d’autres peuvent provenir de causes plus profondes.

LA PROCRASTINATION

La procrastination se définit comme « le report volontaire d’une tâche attendue dont les conséquences sont aggravées par ce délai ». Selon le Dr Tim Pychyl, professeur au département de psychologie à l’Université Carleton d’Ottawa, et directeur du Procrastination Research Group, certaines tâches peuvent être associées à des pensées et des émotions négatives, comme l’ennui, la frustration, le ressentiment, l’anxiété ou même la peur.

Procrastiner, au fond, c’est tenter de repousser une tâche pour éviter de vivre ces émotions. Toutefois, à toujours pelleter par en avant…

PEUR

La peur est une émotion humaine. Elle nous apparaît lorsque nous sommes face à un danger ou une menace, réelle ou imaginée.

Communiquer, c’est se rendre vulnérable. On peut se tromper, recevoir des réactions négatives…

Alors, comment vaincre la peur de la page blanche? La peur de se tromper?

Par de petites actions concrètes, dans le temps.

Ne pensez pas avaler l’éléphant d’un coup! En communication, il vaut mieux prendre de petites bouchées. Comme pour l’entraînement. On ne fait pas une séance d’entraînement de 10 heures parce qu’on n’en a pas fait pendant 10 mois! On revient graduellement.

Par exemple, si vous n’avez rien mis sur vos réseaux sociaux depuis un bon moment, ne faites pas un blitz de publications pendant 10 jours. Étalez vos communications.

Même chose pour la rédaction d’une infolettre ou d’un blogue.

Voici quelques étapes pour vous aider :

1 – Prenez un moment calme dans votre journée, lorsque vous avez du temps (et encore suffisamment de jus de cerveau). Assoyez-vous et fixez-vous un objectif. Petit au début. Par exemple : je veux faire une publication par semaine (ou aux deux semaines). C’est votre plan d’entraînement.

2 – Faites une liste de sujets intéressants. Demandez à des collègues ou des amis de vous aider, si nécessaire. Plusieurs têtes valent mieux qu’une (ou demandez à ChatGPT, si c’est une option pour vous).

3 – Bloquez des moments dans votre agenda pour faire la rédaction ou la préparation de cette communication.

Et si, au moment de vous asseoir pour écrire un article de blogue ou une publication, vous sentez l’inspiration surgir et que des tonnes de sujets d’articles se bousculent, choisissez l’option de programmer des publications pour plus tard. Vous vous remercierez lorsque vous arriverez dans une période achalandée d’avoir gardé quelques restes à réchauffer!

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